About

À propos de Jabiru

Jabiru est le principal fabricant australien d’aéronefs légers de type Light Sport Aircraft et de moteurs aéronautiques. L’entreprise a livré plus d’avions et de moteurs que toute autre organisation dans l’histoire de l’Australie et ses appareils volent aujourd’hui dans plus de 50 pays. Fidèles à une philosophie de conception fondée sur la simplicité maîtrisée, nous faisons continuellement évoluer notre gamme emblématique d’aéronefs utilitaires et de moteurs, tout en développant de nouvelles innovations aéronautiques.

Les produits Jabiru bénéficient d’un excellent historique en matière de sécurité, et nous poursuivons notre engagement envers notre flotte à travers le design, la qualité et la formation.

 Chez Jabiru, chaque innovation est le fruit de plus de 35 années d’expérience. Chaque composant est pensé avec soin, testé et affiné. Il se trouve exactement à sa place. Pour remplir précisément sa fonction.
En associant une ingénierie robuste à l’exigence fine de l’art aéronautique, nous faisons de chaque innovation une expression aboutie de simplicité et d’ingénierie pure.

Air. Craft. n’est pas seulement un jeu de mots ; c’est l’affirmation de notre engagement envers les pilotes de demain.

Bienvenue chez Jabiru.

Notre parcours Le génie, c’est 1 % d’inspiration et 99 % de persévérance.

Des débuts portés par une vision
1988 – 1991

À Bundaberg, Rodney Stiff, ingénieur, et Phil Ainsworth, en charge du développement commercial, collaborent alors chez Toft Brothers sur la conception et la commercialisation de récolteuses de canne à sucre. Début 1988, ils fondent Jabiru avec une ambition claire : concevoir un avion léger en matériaux composites, efficient, fiable et pensé pour durer.

Dès l’origine, Jabiru s’inscrit dans une démarche d’ingénierie pragmatique et exigeante. Une vision simple, mais ambitieuse : créer des aéronefs légers utiles, robustes et accessibles, sans compromis sur la qualité de conception.

Le début de l’essor
1990 – 1994

L’équipe s’étoffe rapidement. John et Don rejoignent l’entreprise parmi les tout premiers collaborateurs et y consacreront plus de vingt-cinq années. Jamie intègre également l’aventure dès les premiers temps.

Après quatre années de développement, le Jabiru LSA 55/2K obtient sa certification de type auprès de l’autorité australienne de l’aviation civile, selon la norme CAO 101.55, comparable à la future catégorie Primary de la FAA américaine. Le certificat de type est délivré le 1er octobre 1991.

À peine un mois plus tard, le motoriste italien IAME-KFM112M annonce l’arrêt de la production de ses moteurs aéronautiques. Forts de leur expérience industrielle, Rod et Phil identifient immédiatement l’enjeu stratégique : maîtriser également la motorisation. Jabiru engage alors le développement de sa propre gamme de moteurs aéronautiques légers, de 30 à 120 ch.

Après un programme intensif de recherche et développement, le moteur Jabiru 1600 cm³ voit le jour en seulement 18 mois. En mars 1993, il est approuvé pour être installé sur les avions Jabiru. Entre avril 1993 et mars 1996, 54 appareils équipés de ce moteur sont produits.

En 1994, Jabiru présente pour la première fois son avion et son moteur 1600 à Oshkosh. L’accueil du marché est particulièrement positif. Il confirme le potentiel de la marque, mais révèle aussi la nécessité de développer une motorisation de cylindrée supérieure.

Une ouverture au marché international
1995 – 1999

Le développement du moteur 2200 démarre immédiatement. Présenté à Sun ’n Fun en 1995, il entre en production la même année.

Dans le même temps, Jabiru fait évoluer son offre en proposant ses appareils également sous forme de kits destinés à la construction amateur, dans la catégorie Experimental. Un important travail de structuration documentaire est alors lancé afin d’élaborer un manuel de montage complet à partir du manuel qualité de l’entreprise.

En juin 1995, les premiers kits sont expédiés vers les États-Unis. Le 8 février 1996, la FAA confirme officiellement l’éligibilité du Jabiru SK à la certification de navigabilité au titre du FAR 21.191(g).

En 1997, Jabiru développe le modèle UL afin de répondre aux exigences européennes de la catégorie 36 nœuds. Cette version se distingue notamment par une plus grande envergure et un fuselage allongé.

En 1998, une nouvelle étape est franchie avec la certification de type CASA du Jabiru LSA55/3J et du moteur 2200J, tandis que le développement du moteur 3300 est lancé. L’équipe continue par ailleurs de se renforcer.

Une reconnaissance croissante
2000 – 2004

L’expansion internationale se poursuit. En août 2001, l’autorité sud-africaine de l’aviation civile approuve les modèles Jabiru J200, SP, UL, SK et J400, ainsi que les moteurs 2200 et 3300 et les hélices Jabiru.

Portée par sa dynamique export, Jabiru Aircraft Pty Ltd reçoit plusieurs distinctions, parmi lesquelles Winner of Small to Medium Manufacturer 2002 et Runner Up Exporter of the Year 2002.

Jabiru s’impose alors comme un acteur reconnu de l’aviation légère, en Australie comme à l’international.

Croissance industrielle et choc de la crise mondiale
2005 – 2009

Le 1er juillet 2005, Rod Stiff devient l’unique propriétaire de Jabiru.

Les certifications et homologations continuent de s’accumuler : approbation UL-D UK Microlight en 2005, certification du J160C la même année, certificat de type croate en 2008, puis certification de l’autorité chinoise CAAC en 2009, suivie de l’Indonésie.

En 2006, Rod Stiff reçoit la Medal of the Order of Australia en reconnaissance de sa contribution à l’aviation australienne. En 2009, il reçoit à Oshkosh le prestigieux Dr August Raspet Memorial Award, devenant le premier non-Américain à être distingué de cette manière pour sa contribution à la conception des avions légers.

Sur le plan industriel, 2006 marque également la livraison du 1000e Jabiru. Le site de Bundaberg double alors sa capacité avec un nouveau bâtiment. En 2007 et 2008, l’entreprise atteint un pic de production remarquable, avec 20 cellules et 90 moteurs produits chaque mois.

Cette croissance repose notamment sur un réseau de sous-traitance régional solide. Certaines fabrications sont confiées à des entreprises locales de Bundaberg, tandis que la production des cellules se structure progressivement entre l’Afrique du Sud et l’Australie, et que CAMIT prend en charge la fabrication des moteurs.

Puis survient la crise financière mondiale de 2007 à 2009. Comme l’ensemble du secteur, Jabiru subit un ralentissement brutal. Les ventes d’avions et de moteurs neufs chutent fortement. L’entreprise décide alors de cesser la production des cellules en Australie pour s’appuyer sur son partenaire sud-africain. Parallèlement, CAMIT choisit de produire sa propre version des moteurs, entrant ainsi en concurrence directe avec Jabiru.

Poursuivre malgré les turbulences
2010 – 2014

La reprise reste progressive, portée en grande partie par les marchés export. Le Canada délivre des certificats de type en 2010, tandis que le J230D est certifié en Afrique du Sud.

En 2013, les hélices composites Jabiru sont lancées sur le marché, illustrant la volonté constante de l’entreprise de faire évoluer son offre.

Fin 2014, la publication par l’ATSB d’un rapport sur les défaillances moteur dans l’aviation légère conduit la CASA à imposer d’importantes limitations opérationnelles aux aéronefs équipés de moteurs Jabiru. Cette décision marquera profondément l’entreprise et son environnement.

Une période de forte tension
2015 – 2019

Le règlement CASA Reg 292/14, entré en vigueur le 23 décembre 2014, impose de lourdes restrictions d’exploitation aux aéronefs motorisés par Jabiru. Son impact est immédiat sur l’ensemble de l’écosystème dépendant de la marque.

Ces restrictions restent en place jusqu’au 1er juillet 2016, date à laquelle une nouvelle réglementation permet leur levée, à condition de respecter le programme d’entretien constructeur ainsi que plusieurs notices de service spécifiques.

Aucune autre autorité nationale ne prend de mesure équivalente à l’encontre des produits Jabiru.

En 2016, CAMIT entre en redressement, ce qui conduit Jabiru à réinternaliser la fabrication de ses moteurs. L’entreprise développe alors un atelier d’usinage et un atelier moteurs de très haut niveau, et laisse par la suite expirer son certificat de production CASA.

À partir de 2017, Jabiru fait évoluer son modèle en s’éloignant progressivement des approbations certifiées traditionnelles, en adoptant les spécifications ASTM et l’auto-certification comme socle de développement, et en recentrant son activité sur les segments Light Sport et Experimental.

Reconstruire et se projeter à nouveau
2020 – 2024

Comme l’ensemble de l’industrie, Jabiru subit les conséquences directes de la crise du COVID-19. Les perturbations sur les chaînes d’approvisionnement, les délais et les coûts de transport transforment en profondeur l’environnement industriel.

Face à cette nouvelle donne, Jabiru reconstruit une organisation plus intégrée, plus résiliente et plus autonome. Une deuxième génération de collaborateurs prend progressivement le relais, tandis que les savoir-faire sont réinternalisés, notamment dans l’atelier composites.

Le 4 mai 2023, Rod transmet officiellement la direction à Mick Halloran. Quelques mois plus tard, la FAA publie son projet réglementaire MOSAIC, qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour l’ensemble de la flotte Jabiru, notamment en matière de livraison en version usine complète.

Dans le même temps, Jabiru signe un contrat avec le Defence Innovation Hub pour développer un drone logistique capable d’emporter 50 kg sur 150 km. Seize mois plus tard, le premier vol contrôlé du JCQ50 est réalisé, près de vingt-cinq ans après le tout premier vol d’un appareil Jabiru.

En 2024, l’entreprise obtient une subvention EATP pour développer le Jabiru Electric Motor, destiné aux plateformes avec ou sans équipage. Une nouvelle étape s’ouvre. Jabiru entend désormais se positionner comme un acteur mondial de référence dans les aéronefs et systèmes de propulsion destinés à des charges utiles de 50 à 500 kg, quels que soient les futurs cadres réglementaires ou technologiques.

L’histoire se poursuit. Avec la même conviction. Et la même exigence.

moteur

L’histoire du moteur

Lorsque Rod Stiff et Phil Ainsworth lancent le projet Jabiru en 1988, un constat s’impose rapidement : les motorisations disponibles pour un avion léger d’environ 400 kg ne répondent pas au niveau de fiabilité attendu.

Les vingt premiers Jabiru sont équipés de moteurs KFM. Mais à peine le design approuvé par l’autorité australienne, la production de ce moteur s’arrête. Selon l’histoire transmise au sein de l’entreprise, c’est sur le vol retour d’Italie, après une tentative infructueuse de convaincre KFM de poursuivre la fabrication, que Rod esquisse dans son carnet les premières lignes du moteur Jabiru 1600.

Cinquante-quatre exemplaires de ce moteur seront produits.

Mais dès Oshkosh 1994, le marché exprime clairement le besoin d’une motorisation plus puissante.

Le prototype du 2200

Le prototype du 2200 reprend alors en grande partie l’architecture du 1600, tout en intégrant une évolution majeure des procédés de fabrication. Les pièces moulées ou forgées cèdent progressivement la place à des composants usinés par CNC, technologie encore relativement récente à l’époque. Jabiru recourt également à des composants issus de l’automobile afin de maîtriser les coûts et de garantir une bonne disponibilité des pièces détachées.

L’une des évolutions de conception les plus importantes consiste à augmenter le nombre de paliers et à en positionner un entre chaque maneton de vilebrequin. Cette modification permet de résoudre le principal point faible du 1600, dont les vilebrequins présentaient des ruptures entre 400 et 700 heures de fonctionnement.

Les moteurs GEN1

La première série de vingt-quatre moteurs GEN1 est commercialisée en 1995 et rencontre immédiatement le succès. Les évolutions de conception autour du vilebrequin et de l’arbre à cames se révèlent particulièrement efficaces. Grâce à l’usinage CNC, le design peut également évoluer rapidement, dans une logique d’amélioration continue. Les moteurs revenant à l’atelier pour maintenance ou révision sont alors progressivement portés au dernier standard disponible.

Comme pour tout motoriste, la stabilité de la chaîne d’approvisionnement reste un enjeu stratégique. En 2002, lorsque le fournisseur tasmanien ACL change de propriétaire et cesse de vouloir fournir le secteur aéronautique, Jabiru doit reprendre en main la conception de ses propres pistons. De nombreuses évolutions en découleront au fil des années.

Au total, 3 027 moteurs GEN1 sont produits dans les séries 2200 et 3300, faisant de Jabiru la seule entreprise australienne à avoir fabriqué plus d’un millier de moteurs d’avion.

En 2006, une nouvelle évolution technique est introduite avec l’adoption de poussoirs hydrauliques à face plane, permettant de supprimer le réglage du jeu aux culbuteurs et de réduire la charge de maintenance.

Des ruptures de tirants traversants apparaissent toutefois par la suite. Après plusieurs évolutions de conception et une analyse approfondie, l’origine du phénomène est identifiée : une fréquence propre du nouveau carter moteur entrait en résonance avec le vilebrequin et les tirants, générant des vibrations défavorables à leur durée de vie.

Les moteurs GEN3

En 2012, la version GEN3 introduit des poussoirs à rouleaux au niveau de l’arbre à cames afin d’améliorer la tenue à l’usure. Le carter moteur est également redessiné afin de supprimer le phénomène vibratoire, ce qui améliore sensiblement la durabilité de l’ensemble de la gamme.

Malgré ces difficultés, Jabiru poursuit ses investissements dans son programme moteur et continue à assurer le support de sa flotte. Des programmes de maintenance et de modification sont déployés, permettant à ces moteurs de continuer à être exploités en toute sécurité. Au total, 3 107 moteurs GEN2 et 445 moteurs GEN3 sont produits dans les séries 2200 et 3300.

Lancé en 2017, le moteur GEN4 incarne la synthèse de vingt-six années d’expérience accumulée. Il concentre à la fois les évolutions technologiques successives et tout le savoir-faire développé par Jabiru dans la conception et la fabrication, à faible volume, d’un moteur aéronautique à la fois fiable, performant et économiquement accessible.

Bienvenue chez Jabiru.